vendredi 14 février 2020

MozartKugeln, Paradeisern und Schlendrian - 2005 : 2020 / Episode 3



La douceur de la lumière et de la parole nous enivre.
Cajolée, la dulcinée s'endort, ses yeux se brouillent à force de tumultes et de doucinage.
Comme une roche de rivière, millénaire, servant à lessiver et qui se confond, à force, avec l'eau gluante et filante qui la macule.
Suis-je mousse ? Je me croyais pierre.







Les sorties dans les rues froides de Vienne sont une respiration fluette.
L'espace est clos, mesuré et extérieur - on ne peut y rester vraiment.
Alors mangeons ! Mangeons !
Je regarde le manège tourner et laisse les illuminations de la fête se refléter sur mes pupilles inertes.
Elles ne transpercent pas. Partir est mon seul désir.

Mais que vais-je faire du chien ?

(à suivre)

Vienne 2005 - Paris 2020

mardi 4 février 2020

MozartKugeln, Paradeisern und Schlendrian - 2005 : 2020 / Episode 2

Je connais des miroirs qu’il ne vaut mieux pas traverser, qui laissent passer pourtant, chaleureux, des éclats de brillance que l’on prend pour des trésors.





Cependant, que l'on vienne à s’en approcher de trop près au point que notre propre ombre mange l’illusion, et là, la surprise est totale.



Je ne puis décrire autrement cette ville que comme la plus parfaite déconfiture de l’idéal.
Une grandeur passée, figée dans du sucre glace, écœurante et sur laquelle zigzague, à flanc de colline, une laisse à deux colliers.

Vous me trouvez trop dure ?

Mais non, un chien doit savoir très clairement qui est le maître à la maison.

(à suivre)


Vienne 2005 - Paris 2020

jeudi 30 janvier 2020

MozartKugeln, Paradeisern und Schlendrian - 2005 : 2020 / Episode 1

Il y a des surfaces qu'il ne vaut mieux pas traverser.
Des places dont on se gardera bien de déborder, au risque de se voir couper la tête !
Seul l'humour bien rangé et authentiquement autochtone permet de garder les yeux ouverts, encore que baissés, n'allons pas nous croire trop libres.

Vous me trouvez trop dure ?





Peut-être que c'est une question d'instabilité intérieure.
J'ai, certes, une impossibilité à rester à la place qui m'a été assignée.
Je préférerais que sur ma planète, il n'y ait pas de parking.
Plutôt un grand bocal de coulures d'encre mélangées, les mèches flottantes, interpénétrées.

Mais alors, que va-t-on faire du chien ?

(à suivre)

Vienne 2005 - Paris 2020